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Le CRTC est de nouveau pointé du doigt dans le dossier des licences de radio satellite par abonnement. Cette fois, c'est son patron, Charles Dalfen, qu'on accuse de conflit d'intérêts.
Après avoir été vivement critiqué par le Bloc québécois et divers regroupements en octroyant une licence d'exploitation de radio satellite à trois entreprises, le CRTC est à nouveau au banc des accusés.
Cette fois, on est à des miles de la bataille de contenu francophone et canadien sur la radio satellite qui oppose entre autres le Bloc québécois, l'ADISQ et l'union des artistes au CRTC. On a découvert que le président du CRTC, Charles Dalfen, a déjà été actionnaire de Sirius Canada, l'une des trois entreprises à posséder une licence d'exploitation.
Au CRTC, on répond à cette accusation en assurant que monsieur Dalfen ne détient plus aucune part et n'est plus influent au sein de cette organisation. Les faits reprochés datent de plus de quinze ans. Selon le code d'éthique qui régit les titulaires de la charge publique face aux conflits d'intérêts, Dalfen n'était pas tenu de déclarer ses activités puisqu'elles remontent à plus de deux ans avant son entrée en fonction.
Le dossier de la radio satellite au Canada demeure cependant sur la corde raide puisqu'en plus du Bloc québécois, les libéraux du Québec et d'autres groupes indépendants demandent l'annulation de la décision du CRTC. Notons que la dernière annulation du CRTC remonte à 1972 et que pour l'instant les licences demeurent accordées. Le résultat : seulement 10% des chaînes seront canadiennes dont 2,5% seront canadiennes francophones contre 90% qui seront programmées aux États-Unis.
Rédaction Canada (redaction.canada_at_radioactu.ca) pour RadioActu
© RadioActu SAS · 2005 · Reproduction interdite sans autorisation
http://www.radioactu.ca/actualites-radio/48239/le-crtc-le-president-en-conflit-d-interets/
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